La structure politique de l’exposition. Conférence de Beatrice von Bismarck

Thomas Elovsson et Peter Geschwind, Time – Space Shuttle (Apollo Pavillion), vue de l’exposition Tensta Museum: Reports from Sweden, Stockholm, 2014.

Photo : Jean-Baptiste Beranger.

Le mercredi 28 mars 2018
18 h à 19 h
Entrée libre

Chaque exposition implique une différence situationnelle. Cela présuppose une transposition, soit l’action de placer quelque chose en dehors de lui-même, conformément au latin ex-ponere. Cette action doit être envisagée selon une perspective spatiale autant que temporelle : déplacer ce qui est exposé dans un contexte nouveau, encore étranger, qui lui-même n’est pas seulement constitué par d’autres éléments exposés, mais bien par toutes ses composantes, incluant personnes, objets, espaces et discours. Partant du point de vue qu’une telle constellation se forme de manière dynamique, tous ces éléments semblent entretenir des relations instables, appelées à être constamment redéfinies et au sein desquelles les significations, les rôles, les positions et les statuts sont façonnés.

La conférence aborde cette structure politique et la situe en regard d’autres aspects d’une situation présentationnelle, comme le thème d’une exposition, le contenu mobilisé par les objets exposés, de même que les attitudes et les intentions qui en sont à l’origine. Beatrice von Bismarck s’intéressera particulièrement à la question de la possible pertinence sociale de la pratique curatoriale.

La présentation sera en anglais.

Conférence organisée par Barbara Clausen (Département d’histoire de l’art de l’UQAM) et le programme de doctorat interuniversitaire en histoire de l’art, en collaboration avec l’Institut Goethe Montréal, Hexagram et VOX.